Lancés, par bonds, à travers l’air, Blandine Galtier

850 

Monoprint sur papier Wenhzou 30g marouflé sur papier Hahnemühle 300g/m², pointe sèche,carborundum, feuilles d’argent. Encres AKUA, noir carbone teinté, graphite et argent.
80×60 cm, cadre noir en alluminium.
2020

Œuvre signée, certificat d’authenticité fourni.

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Description

La présente série est inspirée du recueil de poèmes intitulé Les campagne hallucinées – Les villes tentaculaires d’Émile Verhaeren. Celui-ci pointe la propagation grandissante des zones industrielles et urbaines qui rognent inéluctablement la campagne. L’artiste est fascinée par le bâtiment industriel dans toutes ses acceptions. Elle pose ici un regard contemplatif sur l’anthropisation des paysages comme on analyse de nouveaux paramètres. Une poésie se dégage des superpositions, enchevêtrements et accumulations de ces constructions. En témoin, à la façon d’un archéologue, elle récolte des données, révèle des vestiges tangibles et invisibles d’une civilisation.

Là-bas,
Ce sont des ponts musclés de fer,
Lancés, par bonds, à travers l’air ;
Ce sont des blocs et des colonnes
Que décorent Sphinx et Gorgones ;
Ce sont des tours sur des faubourgs ;
Ce sont des millions de toits
Dressant au ciel leurs angles droits :
C’est la ville tentaculaire,
Debout,
Au bout des plaines et des domaines.

Extrait de La ville d’Émile Verhaeren

Informations complémentaires

Poids 4 kg
Dimensions 80 × 60 × 3 cm