La plasticienne vit et travaille à Nantes
Voilà plusieurs mois que cette collaboration a été décidée, mais il s’agissait de trouver le bon moment pour vous l’annoncer. Le voilà venu et je suis ravie de partager avec vous cette nouvelle. Hélène et moi suivons notre travail respectif depuis plusieurs années. J’ai tout de suite été touchée par son approche de l’architecture : une forme d’extraction d’éléments du paysage et une restitution qui favorise une économie de lignes et de détails. Le travail de l’artiste s’articule autour de 4 séries consacrées à la terre et d’une série dédiée au dessin. Toutes, à leur façon, ont un lien avec l’édification. La nature n’est jamais loin ; évoquée par le médium terre, elle apparaît aussi sous la forme d’une représentation d’éclats de roche : la météorite. On plonge alors du côté du récit de science-fiction.
Voici ce qu’Hélène dit au sujet de sa recherche :
« Mon travail est un jeu de construction fait d’expériences de combinaison qui fonctionne par déplacement et par l’usage du signe et de l’indice. Il se situe dans un cheminement qui explore les points de vue et les rapports d’échelle. Il interroge la permutation du réel et de notre imaginaire en mêlant l’architecture à l’objet, le passé au futur, l’essor au déclin. Entre la résistance et la fragilité, le rigide et le dissolu, le géométrique et l’organique, j’opère selon des principes de dualité et de contradiction qui traduisent une tension et permettent d’amorcer une réflexion ou un questionnement. Je souhaite instiller un doute dans ce qui est donné à voir et révéler le potentiel fictionnel du réel, lui empruntant un répertoire de formes et d’images ayant une capacité à s’abstraire afin d’élaborer un vocabulaire formel simple et essentiel. J’aime l’idée chère à Ettore Sottsass de transformer le banal en potentiels archétypes mythiques. »
J’espère que ce travail vous plaira autant qu’à moi. Je suis là pour répondre à vos questions au sujet de l’artiste et de ses œuvres. Je vous accompagne également dans l’éventuelle acquisition d’une pièce, alors n’hésitez pas à me contacter.
Belle découverte !
Virginie
Du primitif à la civilisation contemporaine, fusion des temporalités
Dans les mains de la céramiste, la dichotomie naturel/artificiel fusionne pour donner corps à une pièce élémentaire, forme d’archétype résumant notre civilisation : une masse — évoquant de la terre ou une roche — de laquelle s’extrait une structure usinée géométrique. En une économie de moyens formelle et esthétique, la plasticienne condense une temporalité s’étendant sur des millénaires et nous donne à réfléchir sur notre impact sur la nature.

Pièce unique
Les feus lotis n°31, grès rouge modelé, environ 10 x 10 x 15 cm, 2018-19
Pièce unique
Les feus lotis n°33, grès rouge modelé, environ 10 x 10 x 15 cm, 2018-19
Pièce unique
Les feus lotis n°34, grès rouge modelé, environ 10 x 10 x 15 cm, 2018-19
Pièce unique

Le terre comme médium de prédilection pour donner corps à ses interrogations
La terre est son matériau de prédilection pour rendre compte de ses préoccupations. La plasticienne cherche, au travers de cette pratique, ses potentialités et ses capacités à interroger et à figurer des états intermédiaires qui peuvent se contredire et ainsi ouvrir une brèche pour sonder nos multiples lectures du réel. Elle aime à penser que cette matière, intimement liée à l’histoire de l’homme et de ses pratiques, peut sans cesse éprouver le lien entre ce qui s’édifie et ce qui se délite, entre ce qui appartient au présent et au passé, entre ce qui est et la projection que l’on a du réel, et ainsi créer une synthèse.
Architeorite noire 1, grès noir modelé, émaillé, environ 10 x 10 x 15 cm, 2018-19, pièce unique
Architeorite blanche, grès noir modelé, émail, environ 10 x 10 x 15 cm, 2018-19, pièce unique
L’architecture comme point de départ
La pratique graphique d’Hélène Delépine alimente la conception de ses volumes en céramique. Le travail préparatoire consiste, pour elle, à exécuter des croquis à main levée sur place, en extérieur, face à des constructions. Ses dessins au trait, linéaires, constitués de lignes droites, horizontales, verticales ou diagonales révèlent une forme architecturale, le pourtour d’une façade, la forme d’un toit, d’une ouverture. Elle s’attache uniquement aux lignes de construction et aux proportions du monument sans relever aucun détail architectural. À partir de ces points de vue dessinés en perspective frontale ou cavalière, elle réalise des édifices en terre à une échelle réduite. […]
Clotilde Boitel






Présentation du parcours d’Hélène Delépine
Biographie
Jusqu’en 2009, Hélène Delépine étudie la céramique au sein de l’École Supérieure des Métiers d’Arts d’Arras. Elle poursuit son cursus en design et en art à l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges dont elle sort diplômée en 2013. Après plusieurs années passées en Limousin, elle s’installe à Nantes où elle vit et travaille depuis 2018. Ses pièces sont régulièrement exposées en France, dans des centres d’art, galeries et espaces d’art contemporain. En 2021, ses œuvres ont été montrées à l’occasion d’une exposition monographique à l’Abbaye Saint-André, centre d’art contemporain de Meymac. L’artiste a été invitée par le FRAC des Pays-de-la-Loire, le département de Maine-et-Loire et la Commune de Loire-Authion pour une résidence et une exposition personnelle à la galerie Hors-Champ en 2022. Hélène Delépine a fait partie du programme de résidence Entre les murs de l’Abbaye Royale de Fontevraud. Son projet, Une architecture funéraire monumentale, a été présenté dans les jardins de l’abbaye durant l’été 2023. À l’automne 2024, l’artiste est invitée par le centre d’art contemporain Le MAT à présenter son travail dans le cadre d’une exposition itinérante dans trois communes du nord du département de Loire-Atlantique.
Hélène Delépine est une artiste française née en 1987 en Normandie, elle vit et travaille à Nantes.
Parcours artistique – extrait
Expositions personnelles
2024 · Dans l’épaisseur du sol – CAC, Le MAT – Riaillé, Teillé, Trans-sur-Erdre (expo itinérante)
2024 . L’apparition des reliques – L.A. Galerie, Eu
2024 · Ici-haut, Collège Le Campigny, Blangy-sur-Bresle
2023 · Déplacer des placés, Collège Bellestre, Bouaye
2022 · Nager entre deux eaux – galerie Hors-Champ – Loire-Authion (invitation : FRAC Pays de la Loire, Département Maine-et-Loire et Commune Loire-Authion)
2021 · Hélène Delépine – CAC, Abbaye Saint-André – Meymac
2021 · Formes mues – Lycée Jacques Prévert – espace d’art actuel – Pont-Audemer
Expositions collectives
2024 · Soleil Mauve – P.B. City – Lyon
2023 · Présentations IV – CAC, Le MAT – Montrelais
2023 · OWNART – Galerie LAC&S Lavitrine – Limoges
2023 · De Visu #7, Ecole supérieure d’arts et médias, Caen
2023 · Construire, Espace d’art contemporain Camille Lambert, Juvisy-sur-Orge
2023 · Un été à Fontevraud – Abbaye Royale de Fontevraud
2022 · Présentations III – CAC, Le MAT – Montrelais
2022 · Translation – Galerie LAC&S Lavitrine – Limoges
2022 · Oripeau – 10 ans des ateliers MilleFeuilles – Trempolino – Nantes
Bourses – résidences
2024 · Résidence Art et Mondes du travail – Centre d’art contemporain de Meymac, Tiers-Lieu Au Beau MilLieu, Entreprise Tegulys, Ministère de la Culture et DRAC Nouvelle-Aquitaine
2023 · Résidence Entre les murs – Abbaye Royale de Fontevraud, Région Pays de la Loire
2022 · Résidence Hors les murs – FRAC des Pays de la Loire, Commune de Loire-Authion
2019 · Aide au projet de création arts visuels – Région Pays de la Loire
2017 · Résidence – école Municipale des Beaux-Arts de Châteauroux
2016 · Aide Individuelle à la création – DRAC Aquitaine Limousin Poitou‑Charentes















