Sculptures murales ou à poser, les dernières œuvres de la céramiste en ligne
Dans une sélection de 12 nouvelles pièces, je vous propose de redécouvrir le travail de la céramiste. Dans des sculptures pensées pour le mur ou à poser, des ensembles de deux éléments, la plasticienne explore une problématique qui touche au vivant. Il est question de nos origines, de cette forme primaire, élémentaire qu’est la cellule (dont on est tous issus) et qui, par division, a généré et génère encore une multitude de formes et de variations ; Éliane explore cette variation. La céramiste nourrit la multiplicité en recherchant la forme originelle. Elle navigue entre abstraction et figuration, elle ne représente rien de connu et pourtant, il ne s’agit pas de pièces abstraites.
Éliane fait appel à des états singuliers pour faire surgir l’image mentale d’une œuvre. Pour imaginer de nouvelles pièces : la céramiste s’adonne à la sieste ; un moment calme au sein duquel elle laisse venir à elle formes et couleurs.
Vous êtes séduits par une ou plusieurs de ces pièces et voulez en faire l’acquisition ? Contactez-moi et nous organiserons la livraison des œuvres.
Belle découverte !
Virginie
Une recherche formelle combinatoire

Éliane Monnin puise au sein de trois répertoires esthétiques pour générer ses pièces. Le premier aborde la forme, le deuxième le motif et le dernier la couleur. Ces répertoires ont été pensés de longue date et sont enrichis continuellement. Le travail de la céramiste est le résultat de variations combinatoires soumises à une lente mais constante évolution ou mutation. Cela est tout à fait comparable aux changements que le vivant opère pour s’adapter d’une génération à l’autre, modifiant ainsi son apparence et son fonctionnement interne au fil du temps.
Les formes abordées par la céramiste sont simples, élémentaires, à l’image de l’usage de la demi-sphère (au départ un contenant qui a à voir avec les fondamentaux de la poterie). Il y a aussi le moulage de courges. Dans les deux cas, il s’agit de bâtir les bases d’un corps bientôt enveloppé d’une peau complexe élaborée à partir d’une accumulation de petits fragments agencés scrupuleusement selon un système pouvant rappeler le fractal et formant le motif — écailles, mailles de tricot. Enfin, la couleur, par l’usage de l’émail, d’engobes, la feuille d’or ou de terres spécifiques, apporte nuances, contrastes et participe à la lecture de la pièce.
Erraboil 7, faïence modelée, engobée, émaillée, 30 x 19 x 9 cm, 2024
Arbol, faïence modelée, engobée, émaillée, 37 x 23 x 13 cm, 2024
Si les sculptures créées par la céramiste ne sont pas de l’ordre de la représentation (Éliane Monnin ne cherche pas à reproduire le vivant), elles touchent malgré tout à un référentiel commun : la nature. Elle produit des objets étranges que le spectateur ne peut s’empêcher de chercher à identifier, tantôt y voir une plante grasse, tantôt des coraux. Mais les pistes sont volontairement brouillées par l’artiste.
Ce qui est remarquable, c’est que les céramiques de la plasticienne, bien qu’elles soient figées par la cuisson, donnent à voir des choses qui croissent, qui s’épanouissent, se développent ou se répandent.
L’artiste travaille de façon instinctive, la pièce est édifiée à l’œil par la main et s’éloigne, au fil de la réalisation, de sa pensée initiale. Éliane Monnin donne corps à des objets qui préexistent, qui sont contenus en elle et qui disent sa fascination et son émerveillement du moindre élément scruté dans la nature.
Erraboil 3, pièce murale, faïence modelée, engobée, émaillée, 34 x 20 x 10 cm, 2024
Erraboil 1, pièce murale, faïence modelée, engobée, émaillée, 41 x 30 x 10 cm, 2024










