Les nouvelles gravures de Blandine Galtier

Des gravures comme des négatifs

Ou comment enregistrer des informations sensorielles

Cette série de monoprints est l’aboutissement d’une résidence de recherche et de création d’une quinzaine de jours à Labastide-d’Armagnac (Landes). Le temps a été un véritable défi car il s’agissait de produire, en deux semaines, une exposition. La pratique de la gravure nécessite d’ordinaire un temps de création plus long. Cette contrainte a permis à Blandine Galtier de trouver d’autres modes de production. L’enjeu de cette résidence était de restituer plastiquement trois chantiers ayant cours dans le village : la rénovation de l’église, un chantier privé, ainsi que l’extension de la Mairie. Outre les engins et matériel de chantier (grues, échafaudages), l’artiste a traduit ce que ses sens ont perçu : l’accumulation, l’enchevêtrement de lignes, les bruits saccadés (du marteau-piqueur), les textures…
Blandine Galtier a choisi différents papiers et notamment le papier de Chine Wenzhou. Il est à la fois fin, souple et rugueux. Il offre une semi transparence qui permet de créer un effet de profondeur. Celui-ci est accentué par les superpositions travaillées par l’artiste et qui reflètent bien la densité d’informations présentes sur un chantier. Comme le négatif, il accumule les données qu’il faut venir décortiquer couche par couche.

TOUTES LES GRAVURES DE BLANDINE GALTIER

 


 

Piet & Marjan 4

Monoprint, pointe sèche, papier Wenzhou 30 g/m²
80×60 cm

Œuvre signée, certificat d’authenticité fourni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Monoprint, pointe sèche, monotype, papier de gravure 160 g/m²
65×50 cm

Œuvre signée, certificat d’authenticité fourni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Church D

Monoprint, pointe sèche, chine-collé, carborundum, papier de gravure 160 g/m2
65×50 cm

Œuvre signée, certificat d’authenticité fourni.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Blandine Galtier

C’est toujours portée par trois références que Blandine Galtier produit au sein de son atelier. Le fruit de son travail est imprégné de celles-ci. Il y a d’abord deux recueils de poèmes d’Émile Verhaeren « Les campagnes hallucinées » et « Les villes tentaculaires » qui abordent l’invasion à la fois industrielle et urbaine de la campagne et sa disparition inéluctable. Vient ensuite sa fascination pour une esthétique (cinématographique) apocalyptique ; une manière de questionner le besoin qu’a l’Homme de bâtir inexorablement, de se mesurer à la nature. Et enfin l’archéologie…

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