La série « L’espoir est dans la marge » du plasticien Claude Billès
À l’été 2025, le plasticien Claude Billès a repris ses pinceaux pour se replonger dans la peinture. Artiste multimédium, la peinture a fait partie de ses premières expérimentations. Ces dernières années, il s’est consacré à d’autres disciplines et a notamment exploré le potentiel esthétique des technologies avancées en s’y formant dans l’optique de concevoir des espaces immersifs et interactifs. Revenir à la peinture était donc une forme de défi tant la logique de production semble éloignée. Néanmoins, il est parvenu à établir un dialogue en pointant le potentiel graphique de l’algorithme et du langage binaire.
Je vous présente ici le fruit de ce travail, porté par le principe fondateur de la recherche de Claude quel que soit le médium : l’accident.
À noter que cette série a été dévoilée pour la première fois à l’occasion de l’exposition « Point, ligne, plan » organisée par la galerie en octobre 2025.
Les œuvres présentées ici sont disponibles et peuvent être expédiées en France comme à l’étranger ; contactez-moi pour connaître les modalités d’acquisition et de livraison.
Ses recherches opèrent à l’intersection de la structure algorithmique et du geste analogique avec l’erreur comme protocole de création. Le chiffre et le verbe y deviennent matières, motifs, syntaxe visuelle altérée, champ de données volontairement dégradées. L’image n’est plus admise comme représentation, mais comme système instable, lieu de friction entre codification et effondrement du sens. Le plan
devient zone de défaillance active, où l’erreur n’est plus écartée, mais intégrée comme modèle de production. C’est dans ce brouillage du lisible que l’œuvre trouve sa force. Les compositions explorent la porosité entre données techniques et langage sensible, entre algorithme et intuition. Il parvient ainsi à faire vibrer une surface plane (la toile).
Chaque expérience (écriture, dessin, art numérique ou peinture) révèle une tentative de négociation entre le protocole et l’accident. L’espoir, s’il existe, se niche dans ces instabilités — ces marges où l’image cesse d’obéir pour commencer à se manifester autrement.
Le point comme pixel, parasite ou accent. La ligne comme flux incertain ou fracture. Le plan, espace de conflit, de dispersion, de recodage. L’ensemble s’inscrit à la lisière de l’abstraction et de la figuration, entre langage codé et geste pictural.
Son art s’apparente à un perpétuel rattrapage de ses erreurs.

Le parcours de Claude Billès
Son travail pluridisciplinaire traverse image digitale, photographie, sérigraphie, peinture, installation de rue, vidéo et vidéo‑mapping. Depuis le début des années 2000, il expose régulièrement en France et à l’international, en galeries, centres d’art et lieux indépendants.
Ses expositions l’ont notamment conduit au centre culturel Tabakalera à Saint‑Sebastian, au Grand Palais à Paris, à la Fiesta des Suds à Marseille ou encore à À cent mètres du centre du monde à Perpignan. Son travail a également été montré dans des centres d’art et structures dédiées aux arts visuels comme Kaxu Galerie ou le DIDAM à Bayonne.
Il participe à de nombreux festivals d’art urbain et contemporain, dont « Points de vue » à Bayonne, « ULTRA VIOLET » à Thuir, « D1G1TART » à Lourmarin ou « R‑CAS » à Perpignan, ainsi qu’à plusieurs foires d’art contemporain en France et en Europe.
Il conçoit des installations et scénographies immersives où se combinent image projetée, vidéo‑mapping, lumière et son. Il développe aussi une pratique performative, mêlant image et son, notamment au Musée Bonnat‑Helleu […]




