Exposition « Paysages vivants »
Abel Bourgeois, Marianne Cresson, Éléonore Deshayes, Marie-Noëlle Deverre, Jana Lottenburger, Thomas Loyatho, Éliane Monnin, Hélène Morbu, Alain Quercia
13 › 15 juin | 14 h – 19 h
Maison L’Escurie
39 place du village
81130 Villeneuve-sur-Vère
Flânerie contemplative au gré d’une nature étonnante
Neuf artistes plasticiens tissent un lien avec le vivant
Les neuf artistes de cette exposition ont été rassemblés pour leur proximité avec la nature. Cette proximité se manifeste de différentes façons et intervient à différents moments de la création plastique. Les neuf artistes de cette exposition ont été rassemblés pour leur proximité avec la nature. Cette proximité se manifeste de différentes façons et intervient à différents moments de la création plastique. Observer, récolter, mémoriser, extrapoler, explorer la fiction, le mythe, considérer nos souvenirs, nos sensations, trouver une façon de restituer la compréhension d’une chose, sa forme… Il y a moult façons d’aborder le vivant et de le transmettre. Voici neuf recherches plastiques, toutes menées avec curiosité pour un monde sans limite et dans un enthousiasme communicatif.
Rappel : le vernissage aura lieu vendredi 13 juin à partir de 18 h en ma présence, celle des artistes et des propriétaires de la maison.
Abel Bourgeois, photographe
Le photographe Abel Bourgeois, son Minox dans la poche, s’immerge dans la nature et débusque un cygne dans les herbes hautes d’un marais. L’observateur discret immortalise l’instant en noir et blanc sur le micro-film de son appareil d’espionnage.
Marianne Cresson, sculptrice
La sculptrice Marianne Cresson glane des branches de noisetier, ce bois tout à la fois souple et résistant pour lui infliger une tension, voire une torsion à l’aide de cordes de lin et de coton. Elle transforme une branche en un réceptacle évoquant tantôt une raquette, tantôt un attrape-rêves, tantôt une épuisette.
Éléonore Deshayes, peintre
Lorsqu’elle foule des terres encore méconnues pour elle, la peintre Éléonore Deshayes s’emploie à les mémoriser par fragments à l’aide de prises de notes photographiques. Vient alors le temps de la recomposition picturale, une traduction ludique de ce qui a été vu, ressenti et du souvenir qu’il en reste. Un tout nouveau paysage voit le jour.
Marie-Noëlle Deverre, graveuse
La plasticienne et graveuse Marie-Noëlle Deverre explore avec raffinement et délicatesse le mythe de Daphné et Apollon, mettant en lumière cette nature capable de se muer pour échapper aux griffes d’un prédateur. La fiction s’anime sous ses doigts.
Jana Lottenburger, graveuse
Jana Lottenburger, elle aussi plasticienne et graveuse, explore des terres chargées d’histoires et en exhume une beauté fourmillante et dense dans un travail réalisé à la façon d’une fouille archéologique : inventorier les éléments, les révéler avec le danger sous-jacent de détruire des informations relevées.
Thomas Loyatho, peintre
Les toiles de Thomas Loyatho ont cette capacité à nous faire vivre une expérience quasi immersive, tant il parvient à créer une matière fluide et mouvante. Sous son pinceau, les feuilles d’un bananier semblent se fondre à son environnement, dissolvant ainsi les limites du fond et de la forme. Un élément peint de façon hyperréaliste nous ramène à la réalité.
Éliane Monnin, céramiste
La céramiste Éliane Monnin est une observatrice assidue de la nature et scrutatrice de ses rêves, puisque c’est bien souvent en eux qu’elle perçoit les futures formes de ses sculptures qui explorent le registre de la variation combinatoire.
Hélène Morbu, céramiste
Hélène Morbu, elle aussi céramiste et également observatrice attentive de la nature s’intéresse notamment aux plantes et à leurs particularités. Elle donne vie à l’élément terre par des incisions qui semblent tantôt s’épanouir, tantôt se refermer, tel un souffle contenu dans une matière résiliente. Vases et soliflores naissent.
Alain Quercia, sculpteur
Pour explorer le vivant, le sculpteur Alain Quercia tracasse la matière (la terre, le bronze) et lui donne forme. Il tente de rendre visible ce lien qui lie les êtres, la faune, la flore, dans une tentative de considération du tout et en s’appuyant sur des mythes bien ancrés.
Une bâtisse de 1840 au cœur d’un village de l’albigeois accueille l’exposition
Pierre et Aurélie, collectionneurs d’art et amoureux du Tarn
Pierre et Aurélie vivent et travaillent au Pays basque. Il y a quelques années, le couple a choisi le Tarn comme destination de leurs vacances. Il tombe tout de suite sous le charme de cette région viticole, riche d’une gastronomie et d’un patrimoine exceptionnels. Il sillonne avec bonheur ses panoramas renversants, découvre le fabuleux village perché de Cordes-sur-Ciel, le magnifique ensemble architectural de Castres et les atouts culturels de la ville d’Albi. Conquis par la douceur de vivre ambiante, Pierre et Aurélie ne pensent, désormais, qu’à renouveler leur séjour dans cette région.
Il y a environ trois ans, en imaginant y trouver un pied-à-terre, ils parcourent les annonces immobilières et sont attirés par la maison dite de « L’Escurie », bâtie sur la place du village de Villeneuve-sur-Vère. Dès que l’occasion se présente, ils parcourent les 3 h 30 de route qui les séparent de cette destination pour visiter la maison…
… Le coup de cœur est immédiat. La façade sud de la maison donne sur la place du village, tandis que le côté nord s’ouvre sur un jardin arboré, comme suspendu, offrant un point de vue imprenable sur la nature environnante. Nous sommes littéralement immergés dans un paysage de campagne ressourçant. Un havre de paix, une bulle hors du temps qui répond parfaitement aux aspirations de Pierre et Aurélie. Cette demeure devient alors un tout nouveau terrain de jeu pour le couple à la fois chineur et amateur d’art. Il en résulte une succession de pièces où il fait très bon vivre ; où le regard est constamment attiré, tantôt par un objet, tantôt par une console, tantôt par une toile aperçue dès l’entrée et qui fait écho au jardin luxuriant visible en arrière-plan. Le couple s’était déjà prêté à l’exercice de retirer sa décoration habituelle pour laisser place à une exposition temporaire organisée dans leur maison bayonnaise par la galeriste Virginie Baro. Enchantés par cette expérience, ils sont ravis de la réitérer et de l’ouvrir aux habitants ainsi qu’aux visiteurs de passage dans la région.













